À compter de mars 2026, les élections municipales évolueront sensiblement dans les communes de moins de 1 000 habitants. Une réforme électorale introduit le scrutin de liste paritaire, modifiant en profondeur les modalités de vote et la constitution des équipes municipales. Cette évolution vise à renforcer la parité, la cohésion des conseils municipaux et l’harmonisation des règles électorales sur l’ensemble du territoire.
Un nouveau mode de scrutin
Jusqu’à présent, les électeurs des communes de moins de 1 000 habitants pouvaient modifier les bulletins de vote en rayant ou en ajoutant des noms. À partir de 2026, cette possibilité disparaît. Le vote s’effectuera désormais au scrutin de liste paritaire et complète.
Les électeurs devront choisir une liste dans son intégralité, sans possibilité de panachage. Ce mode de scrutin, déjà en vigueur dans les communes plus importantes, vise à assurer une représentation équilibrée entre les femmes et les hommes et à favoriser des équipes municipales plus cohérentes.
Des règles adaptées aux réalités locales
Afin de tenir compte des contraintes propres aux communes rurales, des dérogations sont prévues pour la composition des listes de candidats :
- Communes de moins de 100 habitants : de 5 à 9 candidats
- Communes de 100 à 499 habitants : de 9 à 13 candidats
- Communes de 500 à 999 habitants : de 13 à 17 candidats
Ces dispositions permettent de concilier l’objectif de parité avec les réalités démographiques et humaines des plus petites collectivités.
Un levier pour renforcer l’engagement local
En structurant davantage les équipes municipales et en instaurant une représentation paritaire, la réforme ambitionne de renforcer l’engagement citoyen et de faciliter le fonctionnement des conseils municipaux. Elle s’inscrit dans une volonté plus large de modernisation de la vie démocratique locale.
Les élections municipales et intercommunales, comment çà marche ?
Composition du conseil communautaire
Un arrêté préfectoral en date du 15 octobre 2025 déterminera la composition du conseil communautaire de la Communauté de communes Mézenc Loire Meygal. Le nombre de sièges attribués à chaque commune repose sur un principe général de proportionnalité entre la population municipale et la représentation au sein du conseil.
L'intercommunalité, comment çà marche ?
Répartition des sièges par commune
| Commune | Population municipale | Nombre de sièges |
|---|---|---|
| Saint-Julien-Chapteuil | 2 021 | 6 |
| Lantriac | 1 929 | 5 |
| Le Monastier-sur-Gazeille | 1 773 | 5 |
| Saint-Pierre-Eynac | 1 250 | 3 |
| Laussonne | 1 019 | 3 |
| Saint-Front | 413 | 2 |
| Queyrières | 357 | 2 |
| Chadron | 348 | 2 |
| Fay-sur-Lignon | 344 | 2 |
| Les Estables | 318 | 1 |
| Saint-Martin-de-Fugères | 228 | 1 |
| Champclause | 203 | 1 |
| Les Vastres | 191 | 1 |
| Salettes | 154 | 1 |
| Chaudeyrolles | 128 | 1 |
| Montusclat | 123 | 1 |
| Alleyrac | 118 | 1 |
| Freycenet-La-Tour | 114 | 1 |
| Présailles | 110 | 1 |
| Moudeyres | 108 | 1 |
| Freycenet-La-Cuche | 105 | 1 |
| Goudet | 75 | 1 |
Le conseil communautaire comptera 43 sièges. Les communes disposant d’un seul siège ont la possibilité de désigner un suppléant, appelé à remplacer le titulaire en cas d’empêchement.
Cette séance est consacrée à l’élection du président, à la détermination de la composition du bureau et à l’élection des vice-présidents ainsi que des autres membres du bureau.